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Le blog de Nolween Eawy ouvre ses portes! N'hésitez pas à venir échanger avec moi.

Mon actualité complète (parolière, chroniqueuse, écrivain, atelier d'écriture...)

 

Interview Canal 10 Guadeloupe

Interview pour le canal 10 Guadeloupe - Juillet 2010

L'ennemi d'une créatrice d'entreprise, écrivaine et maman est le temps qui passe. Sans oublier la venue en France de ma mère Martiniquaise pour le mois. Difficile de jongler entre ces diverses responsabilités. Au point, que je ne réalise que le jeudi soir, que je n'ai pas pris rendez-vous avec mes interviews prévues le lendemain. Branle-bas de combat, je contacte Mme Mélina Seymour Gradel de canal 10 Guadeloupe, pour convenir d'une heure et d'un lieu de rendez-vous. Il était convenu que je vienne le matin pour un première topo sur l'interview, puis mise en place du reportage l'après-midi. Malheureusement, je ne pouvais être à Paris avant 11h. Finalement, nous avons convenu d'un rendez-vous à 15h00. J'avais trois heures d'attente avant ce rendez-vous, suffisant pour y caser la seconde interview prévue. J'envoie un mail au collectif caraîbéen pour planifier l'interview prévue dans la journée. Hélas, je n'ai pas eue de réponses à mon mail. Cela m'apprendra à m'y prendre à la dernière minute. J'espère que cela ne sera qu'un report et non une annulation.

J'en profite pour programmer une visite à la famille installée à Paris, que je n'avais pas revue depuis des années.  Ma mère m'accompagne à cette occasion et sera mon plus grand soutien pour cette journée stressante.  Nous sommes parties, pour notre virée Parisienne pour ma première interview télé. Une canicule étouffante, un tgv sans fin, des rues bondées. Je déteste cette ville et n'y viens que par obligation. J'apprécie ma bretagne campagnarde loin de ces tumultes. Les métros sont un casse-tête chinois. Je ne sais  par quel miracle je ne me suis pas égarée dans les ruelles labyrinthiques de la gare Montparnasse. Peut-être, la responsabilité de ma maman antillaise, déjà fatigué par le voyage, je voulais lui éviter des errements sans fin. De le concentration et de la rapidité sont les maîtres mots de la vie Parisienne. Arrivée à destination, aux abords du lieu de rendez-vous, un petit détour au Flunch et ballade à l'occasion des soldes de la capitale. Je déteste faire les magasins et me perdre dans les rayons de vêtements. Je ne dois pas être une femme normalement constitués, puisqu'il n'y a rien de pire que le shopping à mes yeux.

Arrive l'heure tant redoutée. Je n'ai rien préparé, mon coeur bat le chamade. Le hasard fait que la journaliste se trouve au même centre commercial que nous. Rendez-vous pris devant la Fnac. Les présentations faites (elle est très souriante et sympatique), j'apprends, qu'elle ne peut rester pour l'interview et qu'elle me confie au caméraman qui se chargera de tout. Avoir une personne en face de moi, au lieu de deux, m'enlève un stress suplémentaire. Mais la question se pose. Comment gérer une interview de 26 minutes, juste avec un caméraman. Sachant que dans son émission, celle-ci est toujours présente. J'apprends finalement, qu'il ne s'agira pas de l'émission "Une vie, une histoire", comme je l'avais prévue mais d'un format plus court. Une sorte de mini-interview de quatre minutes, diffusé le soir même en Martinique, Guadeloupe et Guyane (après le journal télévisé?). Peut-être, cela est-ce dû au fait que nous n'avons pas pu nous voir plus longuement, comme il était prévu, pour préparer cela - ou autre- néamoins, je ne suis pas déçue car ce petit format me conviens parfaitement. Je n'aurais pas su parler de moi pendant près d'une demi-heure. Je suis jeune écrivain et jeune éditeur. Je n'ai pas suffisament d'expérience du milieu, pour en parler aussi longuement. Je suis soulagée de ces imprévus finalement.

Le caméraman, est un jeune homme adorable (je suis déjà marié, c'est dommage!). Il a su me faire rire et me mettre rapidement à l'aise. Nous avons trouvés une place sympathique (mais en plein soleil!) dans un parc Parisien. Préparation du bon cadrage, de la prise de lumière. Il me demande de lire un passage de mon livre (ce ne sera pas gardé au montage, puisque avec tout mon discours, les 4 minutes auraient été largement dépassés), puis me pose les questions essentielles.

- Comment vous est venu l'idée de devenir écrivain?

- Parlez-nous de vos livres?

- Pourquoi êtes-vous devenu éditeur?

- Qu'est-ce qu'un conseiller littéraire?

On n'entends pas ses questions sur l'interview, mais je vous promet que je répondais bien à des questions posées (rires)

J'ai oublié de dire plein de choses et le stress me fait redire certaines choses en boucle ... mais je m'en suis sortie puisque j'ai répondu à l'interview, d'un trait, sans coupure et sans avoir à recommencer. Le caméraman était ravie de mon enthousiasme et ma rapidité à boucler l'affaire. Ma mère restée dans un coin à versé un larme de fierté. Je lui avais demandé de prendre quelques photos de l'interview ... mais elle à pris 4 photos du sol et du grillage (sic!).

L'interview à été diffusée le soir même, dans 3 pays (ou 4?), puis la vidéo à été mise sur la chaine youtube de l'émission (dont je ne connais pas le nom, je vais me renseigner). C'est une première pour moi .... et je n'espère pas la dernière....

LA VIDEO DE L'INTERVIEW

 

Quai des écrits: Quimper - Mai 2010

 

d'autres photos sur facebook

 

Je trouve enfin un instant pour raconter mon aventure au salon littéraire de Quimper.  C'est ma seconde venue à ce salon en plen air dans le magnifique jardin de l'évêché. A cause du long trajet entre Rennes et Quimper et les horaires du tgv je suis arrivée vers midi et demi au lieu de dix heures (je suis polie, j'avais prévenue l'organisatrice). Je crois même être la seule à venir de Rennes, les autres auteurs vivent dans les parages ou viennent voiture. Je sais par expérience que je ne pourrais pas rentabiliser mon trajet par le biais des ventes de livres (l'horreur ne se vends pas facilement! encore moins dans un salon joyeux et animé). Mais j'avais de bonnes raisons, d'y faire acte de présence malgré tout.

- La gentilesse de l'organisatrice qui se donne un mal fou pour organiser ce bel évènement et qui m'y a invité. De plus cet évènement est gratuit!

- Les salons pour écrivains indépendants sont rares, alors il faut en profiter. Certes je suis désormais éditeur, mais éditeur indépendant dans l'âme.

-  Mes camarades qu'il me fait plaisir de voir ou revoir. Un bémol pour l'écrivain Tangi T. Warhol qui n'a pas pu venir, je me faisais une joie de le rencontrer. Une prochaine fois je l'espère. Un grand merci à Julien pour sa gentillesse touchante au passage!

Un repas offert, des chouettes discussions, des belles animations avec des artistes de talent.  Je pense au conteur/slam D de Kabal et l'acteur Denis Lavant notamment. Peu de ventes de livres pour les écrivains, car les personnes présentes venaient surtout dévorer les délicieuses crèpes et voir les animations. Je les comprends, j'étais moi-même absorbé par cela. Quelques écrivains ne sont pas revenus cette année à cause de ce fait. Mais sans animation pas de clients potentiels. Le serpent qui se mords la queue. Néanmoins, ce fut une belle journée. Le vent a aussi fait des siennes en faisant voler quelques stands. De la bonne humeur et quelques fous rires ont enchantés cette journée. Des passants agréables, qui même sans repartir forcément avec mes ouvrages sont restés discuter et échanger des anecdotes. Détail avec son importante:  Ma bande annonce sur ordinateur n'a pas été efficace pour la simple raison qu'en écran en plein soleil reste sombre! Le son de mon pc face à une sono est inefficace. Cela a fait rires quelques passants, qui me voyant bataille en vain, m'ont acheté quelques ouvrages au passage, pour apaiser ma peine. Quelques contacts pris avec des imprimeurs et des libraires, ainsi que pour la sortie de mon premier ouvrage jeunesse. J'ai reçu quelques invitations à des salons et des foires du livres, que j'ai du  malheureusement refuser pour cause de vacances à venir. J'espère y être l'année prochaine.

J'attends les photos officielles de l'évenement en attendant, quelques unes sont disponibles sur mon facebook.

 

Salon du livre de Paris

Salon du livre de Paris- 27 Mars 2010

2h20 de trajet entre ma Bretagne et Paris. Un train bondé, un métro labyrinthique pris d'assaut. Il est clair qu'un évènement de taille se prépare. Après quelques égarements dans le réseau RER sans queue ni tête, me voici enfin à Porte de Versailles pour le salon du livre de Paris. Il est 10h45 et il y'a une foule qui se presse sous la pluie. Quelques marchands à gauche et à droite pour nous vendre des tickets à tarifs réduits ou encore des passants avec des panneaux sur carton pour trouver des invitations. Tout se vends et se revends à Paris.

SALON DU LIVRE DE PARIS - VISITEURS

Je me faufile vers l'entrée réservée aux auteurs, exposants et autres invités du salon. Je suis reçue comme un reine par des professionnels de l'accueil en costard cravate. Je suis surprise par une telle débauche de moyens et je ne suis pas au bout de mes surprises. J'entre dans le centre d'exposition et suis aveuglée par des couleurs, des lumières, du bruit, des voix portées par des micros, la foule, des écrans géants, des mascottes pour enfants. Je fais rapidement connaissance avec Mr Jubien qui m'accueillera sur son stand, pose ma valise et part à l'assaut du salon. Je me rends rapidement compte que face au 200 stands des exposants, des animations aux quatre coins du salon, il m'est impossible de savoir où aller sans rater les informations importantes. Trop de choses à voir, trop peu de temps. Je m'aide du programme distribué à l'entrée et sélectionne les incontournables. Les plus grands éditeurs, les auteurs les plus connus, les colloques intéressants. Je suppose que 80% du public a fait une sélection similaire à la mienne. Ce qui explique rapidement pourquoi de nombreux stands d'auteurs restent snobés, tandis que d'autres stands attirent une foule sans fin. Amélie Nothomb, par exemple, était bombardé de flash de photographes en herbe et une foule attendait une dédicace et un sourire de sa part. Une vrai star de la littérature. Une autre foule s'amasse dans un coin. Julien Lepers animateur de « Question pour un champion » fait son show. Dans un autre coin, une animation de speed booking. Soit, quelques minutes pour des jeunes auteurs et artistes de convaincre de grands éditeurs. L'entrée est difficile car peu de temps pour trop de monde. Je ne tente pas ma chance, je ne suis pas venue pour cela. Une autre animation. De jeunes auteurs font la lecture de leurs ouvrages. Malgré leur micro, le tonitruant Julien Lepers à raison de leurs ténacités.

Je suis envahie d'informations de toutes parts et commence à saturer de la foule. Je décide de changer de méthode. Exit les ballades en tant que visiteurs. Je pars à la rencontre des éditeurs jeunesse afin de prendre des contacts pour mon prochain ouvrage. J'explique ma démarche et mon projet . Je prends contact avec des éditeurs bretons qui publient des ouvrages similaires, mais aussi des parisiens et même des éditeurs marocains qui proposent un travail d'édition et de promotion remarquable. De belles opportunités en perspectives si mon ouvrage futur parviens à les séduire. Au vu des ouvrages publiés, je pense avoir toutes mes chances avec ma collaboratrice de choc.

Une pause déjeuner assise par terre avec une foule qui décide de faire de même. Une étudiante en master littérature s'approche de moi et me propose un sondage sur « la francophonie » je réponds avec plaisir cela me fais discuter avec quelqu'un. Elle me remercie de ma gentillesse (visiblement tous ne sont pas aussi adorable que moi), elle m'en dit plus sur sa démarche et ses études. Une chouette conversation avec une jeune fille adorable.

14h hop pas la temps de flâner, je dois participer à un colloque sur les livres numériques. Grande déception au bout de 30 mn il s'agit plus d'un débat sur la transmission du savoir via le web entre scientifiques et ingénieurs qu'une réellement information « tout public » sur les possibilités du numérique pour les écrivains. Je m'en vais un peu assommé par ce déluge de culture qui n'apporte pas les réponses concrètes recherchées. Peut-être l'on t'ils fait après mon départ, mais mon cerveau en avait assez.

14h50 Je vais voir une auteure avec qui je discute souvent sur le web. La charmante Armelle Carbonel sur son stand TBE. Elle est telle que je le pensais, gentille, accessible et très souriante. Elle me dédicace son livre et on se promet de se revoir plus tard.

SALON DU LIVRE DE PARIS -  ECRIVAIN

15h Me voici dans l'envers du décor en tant qu'écrivain en dédicace. Je ne me fais pas d'illusions sur mes ventes possibles car après avoir été à la place d'un visiteur, je sais qu'un écrivain de mon envergure n'intéresse pas grand monde. Je les comprends, il y'a tant de choses à voir. Je me présente à mes voisins de table (Bernard Houot, Monique Dantec et Marco Libro) et suis ravie de partager ce moment avec un auteur cultivé et charmant. Etre fort cultivé n'empêche pas la simplicité et l'humour, Bernard Houot en est un bel exemple. Il m'aide à passer les heures en stand avec joie.

Première surprise, l'auteure Euphrasie Calmont vient à ma rencontre. Une belle découverte sur facebook et une femme vraiment charmante. Elle m'annonce qu'elle est venue spécialement pour me voir car sa dédicace n'est que le lendemain. Nous partageons les mêmes visions sur le statut de la femme noire en littérature  et sur la difficulté d'être écrivain de nos jours. Une rencontre que je ne suis pas prête d'oublier. Un vrai bonheur cette dame et un bel exemple de combativité. Une compatriote martiniquaise, qui a la chance de vivre sur l'île et n'est que de passage à Paris.

Jérôme Cayla, un autre connaissance virtuelle,  se tient devant moi depuis un long moment. Il discute avec mon voisin de table. Puis se présente à moi. Je ne l'avais pas reconnu, il est très différent de ses photos sur le web. Un homme charmant et cultivé. Il m'apprends beaucoup de choses sur la littérature et ses travers.  Me donne des tuyaux pour améliorer ma plume en cessant de me censurer malgré moi. Je préfère taire ce que j'ai appris au sujet de quelques écrivains connus. Mais, je sais aujourd'hui que le monde litttéraire est peu reluisant.

Ma surprise à peine passé que Gregory, une autre connaissance virtuelle,  me rends visite avec sa belle sœur. Je ne retiens pas mon étonnement de le voir se dresser devant moi. Tant de conversations virtuelles qui prennent enfin vie. Un garçon charmant avec une belle philosophie de vie et un mariage prochain.

Puis, arrive Edith, une autre connaissance virtuelle. Elle suit mes oeuvres depuis un bail et est une de mes ferventes 'fans '. Je la reconnais de suite. Je suis d'autant plus surprise qu'elle soit venue pour moi, alors qu'elle a déjà tout mes livres. Je découvre une femme vraiment adorable et encore le terme est faible. Elle me tient compagnie et me demande si je souhaite, manger ou boire. Je lui souris touché par son attention. Puis arrive Armelle qui a finis ses dédicaces. On a le temps de papoter rapidement mais difficilement à cause des diverses sollicitations et du bruit.

L'heure passe vite finalement et je dois ranger mes effets. Je prends congé. Dommage, je n'aurais pas le temps d'être sur le film reportage du charmant jeune homme venu à notre rencontre. Mais hors de question de rater mon train, sinon je risque de dormir sur les trottoirs parisiens. Je fais bien de partir un peu en avance car comme prévue je me perds à nouveau dans les labyrinthes du métro. Métro bondé au passage. Je prends mon train pour rentrer en Bretagne et en 1ère classe cette fois. Je mérite ce privilège après une telle journée sur les chapeaux de roues et des ventes de livres grâce à mes camarades venus me soutenir.

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